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	<title>trinite.metawiki.com</title>
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	<title>Au nom du Père, du fils et du sain d'esprit</title>
	<link>http://trinite.metawiki.com/</link>
	<dc:date>2007-05-27T15:16:50+02:00</dc:date>
	<dc:creator>admin</dc:creator>
	<dc:subject></dc:subject>
	<description>Création de la page</description>
	<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 11pt; font-family: Arial;">Ce roman
est l'occasion d'une expérience littéraire. Je ne l’ai pas envoyé à un éditeur.
Il traîne depuis plusieurs années dans un tiroir. Je savais qu’il fallait le
relire une dernière fois avant de me décider d’en faire quelque chose. Des amis
ont lu les premières versions (en mode papier). Au total une vingtaine de
personnes. J’ai pris en compte leurs remarques. <o:p></o:p></span></p>







<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 11pt; font-family: Arial;">J’ai passé
quelques jours en octobre 2006 à le relire et à le mettre sur ce wiki. Parallèlement, j’ai mis en place sur le
site un outil de statistique et de référencement. Cela me permet de connaître
l’origine du lectorat. Cette version supporte les commentaires qui permettront
de l'enrichir et de l'améliorer. <o:p></o:p><br><br>
Ce roman est composé de 16 chapitres. Ils seront posés au fur à mesure de la
relecture. <o:p></o:p><br><br>
D'ici quelques mois – au printemps - sortira une première version limitée avec
le nom des personnes ayant souscrit à la version papier. La version
électronique (format PDF) sera gratuite et librement téléchargeable dans le
respect de la licence <a href="http://fr.creativecommons.org/">Creative Comons</a>.
<o:p></o:p></span></p>





<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 11pt; font-family: Arial;">Pourquoi ne
pas faire appel à un éditeur&nbsp;? Parce que c’est l’occasion de rencontrer son
lectorat (sans filtre) et au niveau mondial. Parce que si ce texte vous plait,
vous en parlerez autour de vous. Parce que les nouvelles technologies
permettent l’impression à la demande à un prix compétitif (je n’aime pas les
livres au pilon). Parce que l’expérience du meta-roman et que mon prochain
roman passent par le réseau (technique et sociale). <o:p></o:p><br><br><span style="font-weight: bold;">
Mode d'emploi</span><o:p></o:p></span></p>

<p class="MsoNorm...]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://trinite.metawiki.com/epilogue">
	<title>Epilogue</title>
	<link>http://trinite.metawiki.com/epilogue</link>
	<dc:date>2007-05-27T15:13:36+02:00</dc:date>
	<dc:creator>admin</dc:creator>
	<dc:subject></dc:subject>
	<description>Création de la page</description>
	<content:encoded><![CDATA[

<p class="PlainText">Conception est morte. Josué est rentré dans les ordres.
Personne ne connaît les raisons qui ont conduit la première victime à devenir
bourreau. Mes sœurs restent mes sœurs. Spectatrices complices, intimes et
impuissantes devant le drame de la vie que chacun d’entre nous vit. </p>



<p class="PlainText">Marion a un petit frère. Il s’appelle Raphaël. J’ai un fils
et une fille. Je n’ai plus besoin de me syncoper pour m’endormir. Victoria
apprend à comprendre. Je suis un homme, juste un homme qui essaie d’être père.</p>

]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://trinite.metawiki.com/debandade">
	<title>Le secret</title>
	<link>http://trinite.metawiki.com/debandade</link>
	<dc:date>2007-05-27T15:13:01+02:00</dc:date>
	<dc:creator>admin</dc:creator>
	<dc:subject></dc:subject>
	<description>Création de la page</description>
	<content:encoded><![CDATA[

<p class="PlainText">L’invitation au mariage de Clotilde, une cousine éloignée, a
été l’occasion pour Conception de rencontrer Victoria. La salle des fêtes se
trouva au milieu d’une forêt de la Bourgogne, froide et noire. Etrange
sentiment. Pour s’y rendre, Victoria et Guy dépassent un monastère cistercien
où a lieu <st1:PersonName productid="la c￩r￩monie. Ils">la cérémonie. Ils</st1:PersonName>
ont l’impression de tourner en rond. Les arbres centenaires semblent leur
barrer la route, leur interdire le passage. Victoria laisse vagabonder son
imagination au gré du ruban d’asphalte. Marion dort à l’arrière, sanglée dans
son siège bébé. Guy garde le silence. Le bruit du moteur berce leurs
réflexions. Puis il faut se frayer un chemin pour rejoindre les mariés. Quand
ils arrivent, les convives sont déjà à table et forment une joyeuse bande
bavarde. </p>



<p class="PlainText">On fait les présentations, cela dure des heures, trop de
têtes nouvelles. Les parents de Guy s’installent à la table de leur fils. Les
discussions dérapent toujours. Il y a un secret. Guy le voit bien. Il faut le cacher,
se protéger du secret. Son oncle rie et plaisante, sachant que le secret ne
sera jamais révélé. Il parade de table en table, aimable et sociable. Il n’a
pas sa tête de diable. Puisque le secret sera à tout jamais préservé. Mais Guy
a croisé le diable, alors il peut parler du secret de la famille qui tétanise chacun
d’entre eux. C’est le secret de l’inceste, essentiel et complexe. Il y en a
plusieurs dans <st1:PersonName productid="la salle. Ce">la salle. Ce</st1:PersonName>
sont ceux qui abusent et usent de leur autorité pour assouvir des pulsions
mortelles comme un malade alcoolique, un toxicomane névropathe. Ils ont de
nombreux visages et nous dévisagent sans embarras. Ce sont les secrets de
famille qui circulent de table en table. </p>

<p class="PlainText">Dieu n’était pas apparu ce jour-là. Il restait une planche
de sal...]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://trinite.metawiki.com/google63f018918ddb36c5.html">
	<title>test référencement</title>
	<link>http://trinite.metawiki.com/google63f018918ddb36c5.html</link>
	<dc:date>2007-01-06T15:47:54+02:00</dc:date>
	<dc:creator>admin</dc:creator>
	<dc:subject></dc:subject>
	<description>Création de la page</description>
	<content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://trinite.metawiki.com/focales">
	<title>Chapitre XII – Focales</title>
	<link>http://trinite.metawiki.com/focales</link>
	<dc:date>2007-01-06T15:08:42+02:00</dc:date>
	<dc:creator>admin</dc:creator>
	<dc:subject></dc:subject>
	<description>Création de la page</description>
	<content:encoded><![CDATA[Guy erre, hirsute, dans les rues branlantes. Le
cheminement de ses réflexions dérive, dans l’espoir de ne jamais voir la fin de
ce qu’il écrit, repoussant ainsi l’ultime échéance. Veine tentative d’étreindre
un fragment de vérité, dans un monde où le mensonge personnel est permanent. Il
ne fait plus la différence entre le jour et <st1:personname productid="la nuit. Il" w:st="on">la nuit. Il</st1:personname> avance ainsi les
yeux fermés, bousculant les passants sur son passage. Certains souvenirs
remontent d’une traite. Sa batterie de téléphone est vide. Il ne capte plus
aucun message, comme s’il était seul au monde. Certains événements prennent un
sens qu’il ignorait auparavant. En dehors du contexte, ils n’ont aucune
consistance. Mais là, chaque élément trouve sa place. Depuis cette année de
pension, chacun de ses projets a avorté, mais il refuse de porter une
quelconque responsabilité. Une faillite organisée, une série d’improvisations,
une réclusion alcoolique comme on entre en pénitence. Pour Guy, Victoria est
simplement l’ultime échec de <st1:personname productid="la s￩rie. Un" w:st="on">la
 série. Un</st1:personname> pat plutôt qu’un mat.<o:p>&nbsp;</o:p>

<p class="MsoBodyText">Dans les couloirs du métro, la grisaille de la rentrée
assombrit encore davantage le bronzage des vacanciers. L’été vient de
s’éteindre. Quelques arbres commencent à roussir. L’air est doux. C’est encore
l’été indien. Mais la pluie va bientôt revenir. Chacun le sent. Des semaines
qu’ils ne se sont pas parlés. Guy s’ennuie autant de Victoria que de Marion.
Leurs absences lui pèsent. Il voudrait savoir si ses dents poussent
correctement, si elle balbutie ses premiers mots, si elle bricole ses premiers
jeux, si elle grossit. Il ne connaît aucune des réponses. Victoria ne lui a pas
téléphoné pour donner des nouvelles.</p>





<p class="MsoBodyText">Non, il aurait préféré la voir, l’entendre, <st1:personname productid="l...]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://trinite.metawiki.com/expiations">
	<title>Chapitre XIII – Expiation</title>
	<link>http://trinite.metawiki.com/expiations</link>
	<dc:date>2007-01-06T15:08:15+02:00</dc:date>
	<dc:creator>admin</dc:creator>
	<dc:subject></dc:subject>
	<description>Création de la page</description>
	<content:encoded><![CDATA[<o:p> </o:p>«&nbsp;À ce rythme-là, tu ne tiendras plus debout d’ici
une heure.

<p class="MsoBodyText"><span style="font-size: 13pt; line-height: 200%;">―<span style="">&nbsp; </span></span>Ça te pose un problème&nbsp;?</p>

<p class="MsoBodyText"><span style="font-size: 13pt; line-height: 200%;">―<span style="">&nbsp; </span></span>Non, mais à la vitesse avec laquelle
tu t’assommes, tu dois avoir un paquet de choses à te cacher.&nbsp;»</p>

<p class="MsoBodyText">Des mains comme des battoirs&nbsp;! La droite, entre le
pouce et l’index, tient l’anse de la tasse brûlante d’une tisane. Une mâchoire
de catcheur&nbsp;! Sa bouche s’arrondit pour refroidir le liquide. Son mètre
quatre-vingt-dix contrastes avec la douceur de ses gestes. Surtout, il lui
sourit.</p>



<p class="MsoBodyText">«&nbsp;En fait, j’ai la déprime.&nbsp;»<o:p>&nbsp;</o:p></p>

<p class="MsoBodyText">Ils se tendent mutuellement la main et entament la
conversation.</p>

<p class="MsoBodyText">«&nbsp;C’est bon.</p>

<p class="MsoBodyText"><span style="font-size: 13pt; line-height: 200%;">―<span style="">&nbsp; </span></span>De quoi&nbsp;?</p>

<p class="MsoBodyText"><span style="font-size: 13pt; line-height: 200%;">―<span style="">&nbsp; </span></span>L’alcool… Ça nourrit. Quel remède
miracle&nbsp;! Je faisais la même chose avec le vin de messe. Il fallait
l’avaler rapide.</p>

<p class="MsoBodyText"><span style="font-size: 13pt; line-height: 200%;">―<span style="">&nbsp; </span></span>Vous faites partie des alcooliques
anonymes&nbsp;?</p>

<p class="MsoBodyText"><span style="font-size: 13pt; line-height: 200%;">―<span style="">&nbsp; </span></span>Non, non. Vous voulez un verre&nbsp;?
Il faut bien ça pour supporter la vie.</p>

<p class="MsoBodyText"><span style="font-size: 13pt; line-height: 200%;">―<span style="">&nbsp; </span></span>Mwouai&nbsp;! Mais je vous préviens, j’suis
pas pédé.</p>

<p class="MsoBodyText"><span style="font-size: 13pt; line-h...]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://trinite.metawiki.com/tetes_a_queue">
	<title>Tête à queue</title>
	<link>http://trinite.metawiki.com/tetes_a_queue</link>
	<dc:date>2007-01-06T15:07:36+02:00</dc:date>
	<dc:creator>admin</dc:creator>
	<dc:subject></dc:subject>
	<description>Création de la page</description>
	<content:encoded><![CDATA[<p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 200%;" align="justify"><font face="Arial, sans-serif">Des
taches blanches envahissent les champs. La neige&nbsp;! Quelques
flocons&nbsp;! Une ritournelle s’effiloche de la radio. Le gel
forme d’étranges forêts cristallines. Les arbres
grincent sous le poids de la glace et le soleil lèche les
branches, laissant filer le temps au rythme d’un goutte-à-goutte
d’eau fondue. Le froid embue les vitres de la voiture. Le soleil
annonce un redoux. Guy s’est décidé à
affronter son père, à lui parler. Il profite de la
route pour imaginer des scénarios d’approche, pour organiser
sa pensée. La cure de désintoxication lui permet
d’observer désormais la réalité sous un autre
angle. Il veut lui raconter ses souvenirs de pension. Il veut
présenter sa renaissance à l’automne de leurs vies.
C’est dans son esprit, une confession qui doit le purifier.</font></p>

<p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 200%;" align="justify"><font face="Arial, sans-serif">Après
des mois de silence, il pensait débarquer comme le fils
prodigue mais la vie se joue sur une multitude de partitions
différentes. Il avait en tête une symphonie, alors que
ses parents jouaient une musique de chambre, intimiste et rodée.
Ils avaient vieilli. Leurs certitudes se nécrosaient de leurs
habitudes et de leurs convictions. La maladie métastasait
leurs humeurs comme une tumeur. Dieu, encore plus qu’hier,
répondait à toutes leurs attentes. Lock-out&nbsp;!
Fermés de l’intérieur…</font></p>

<p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 200%;" align="justify"><font face="Arial, sans-serif">Le
bureau de son père se situe au rez-de-chaussée, dans
une ancienne et vaste buanderie. Il fait ses comptes. C’est plus un
atelier qu’une bibliothèque. Les pinces et les tournevis
s’alignent sur le mur, prêt à être utilisés.
Chaque chose est à sa place comme dans un laboratoire. Le
bricolage lui sert de prétexte pour se préserver cet
espace, é...]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://trinite.metawiki.com/trimestre_suicide">
	<title>Le trimestre suicidé</title>
	<link>http://trinite.metawiki.com/trimestre_suicide</link>
	<dc:date>2007-01-06T15:07:12+02:00</dc:date>
	<dc:creator>admin</dc:creator>
	<dc:subject></dc:subject>
	<description>Création de la page</description>
	<content:encoded><![CDATA[<p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 200%;" align="justify"><font face="Arial, sans-serif">Le
père gare sa voiture dans la cour d’honneur du pensionnat.
Il doute de la véracité de cette histoire. Mais le
doute s’est installé. Le mal peut le ronger. Le ravalement
de la façade donne à la brique rouge un air pimpant,
reléguant l’aspect carcéral de la bâtisse aux
souvenirs d’adolescents. Le couloir, coursive intérieure,
mène toujours au bureau du directeur. Il refait le même
chemin que vingt ans auparavant. L’homme derrière le bureau
a rajeuni et pourrait avoir l’âge de son fils. À
quelques années près, ils auraient pu même être
dans la même classe. C’est un laïc. Marié, trois
enfants, une maîtresse et une conscience sans faille. Avenant,
sans raideur, communicant, il incarne les nouveaux espoirs sur
lesquels se repose désormais l’Église. Un homme de
confiance&nbsp;!</font></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 200%;" align="justify"><font face="Arial, sans-serif">«&nbsp;Que
puis-je pour votre service&nbsp;?</font></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 200%; margin-left: 40px;" align="justify"><font face="Arial, sans-serif">- Ce
	n’est pas moi… C’est pour mon fils. Enfin, vous comprenez. Il
	a été élève au collège.</font></p>
	<p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 200%; margin-left: 40px;" align="justify"><font face="Arial, sans-serif">- Ça
	arrive souvent que d’anciens élèves nous
	téléphonent. Souvent, ils recherchent un ancien
	camarade de classe, une photo, des copies de diplômes. C’est
	naturel… Quand était-il élève ici&nbsp;?</font></p>
	
<div style="margin-left: 40px;"><br>- <font face="Arial, sans-serif">Il
	habite Paris. Il ne vient plus souvent dans la région. C’est
	pour ça que je suis ici.&nbsp;»</font></div>
<p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 200%;" align="justify"><font face="Arial, sans-serif">Le
père sort les bulletins scolaires et les lui tend en signe de
rép...]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://trinite.metawiki.com/abbatoir">
	<title>Chapitre IX – L’abattoir</title>
	<link>http://trinite.metawiki.com/abbatoir</link>
	<dc:date>2006-11-26T19:47:00+02:00</dc:date>
	<dc:creator>admin</dc:creator>
	<dc:subject></dc:subject>
	<description>Création de la page</description>
	<content:encoded><![CDATA[<h1><a name="_Toc151549344"></a><a name="_Toc150257456"></a><b style=""><o:p></o:p></b></h1><p class="MsoBodyText"><i style="">Nous étions des
moutons sages… La journée se découpait dans une affligeante platitude, toujours
égale à elle-même. On passe son temps à attendre entre l’étude et la cour, dans
le froid, le plus souvent. Il n’y a rien à faire ici, si ce n’est de courir
derrière un ballon. Pour cela, il faut aimer le foot et être admis au sein
d’une équipe. Ma place, quand j’en avais une, se situait invariablement dans
les caisses.<o:p></o:p></i></p>

<p class="MsoBodyText"><i style="">Pour passer le
temps, j’enchaînais les promenades. Le quadrilatère qui devait servir de lieu
de détente était un désert d’asphalte, avec comme oasis, huit arbres et un
préau. Je m’arrêtais souvent à mi-parcours. Un parapet surmonté d’un grillage
servait de solarium à l’occasion. C’était le lieu idéal pour lire quand la
saison le permettait. Je m’y adonnais avec ferveur. En quelques semaines, les autres
pensionnaires me surnommèrent «&nbsp;l’intello&nbsp;». Pas un seul livre ne me
résistait. Ma soif était insatiable. Je me goinfrais. Il n’y avait pas assez de
place pour mon besoin en mots. Mes premiers émois avaient un goût d’encre. Ma
frénésie livresque et ma timidité me rendirent sauvage.<o:p></o:p></i></p>

<p class="MsoBodyText"><i style="">«&nbsp;Qu’est-ce que
tu lis&nbsp;? <o:p></o:p></i></p>

<p class="MsoBodyText"><span style="font-size: 13pt; line-height: 200%;">―<span style="">&nbsp; </span></span><i style="">Tu
dois être drôlement intelligent&nbsp;!<o:p></o:p></i></p>



<p class="MsoBodyText"><span style="font-size: 13pt; line-height: 200%;">―<span style="">&nbsp; </span></span><i style="">Viens,
on s’en va… y veut pas jouer.&nbsp;»<o:p></o:p></i></p>

<p class="MsoBodyText"><i style=""><o:p></o:p>La méprise était
totale. J’étais le cancre, le dernier de la classe latin allemand. Normal,
c’était l...]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://trinite.metawiki.com/revelatios">
	<title>Chapitre X – Révélations</title>
	<link>http://trinite.metawiki.com/revelatios</link>
	<dc:date>2006-11-26T19:46:35+02:00</dc:date>
	<dc:creator>admin</dc:creator>
	<dc:subject></dc:subject>
	<description>Création de la page</description>
	<content:encoded><![CDATA[De retour chez lui, Kurt pensait reprendre rapidement ses
habitudes. Depuis la chute du mur, sa retraite ne lui suffisait plus, mais il
n’avait pas de gros besoins. Il préférait taper le carton devant une pinte de
bière avec ses potes du quartier, plutôt que de s’abrutir devant la télévision
ouest-allemande. Sa vie était aussi bien réglée qu’un Leica de la première
heure. 





<p class="MsoBodyText">Mais, depuis son départ de France, le carnet rouge le
poursuit, l’empêche de dormir, l’abrutit de questions, rongeant ses dernières
certitudes. Il se sent lâche et coupable de n’avoir pas pu protéger sa fille et
sa petite-fille, de ne pas avoir su parler du viol, incapable de supporter son
corps usé. Prisonnier, il en oublie ses propres souvenirs qui se noient dans le
tourbillon des générations. «&nbsp;J’ai tellement vécu ce siècle que je
ressemble à une vieille machine à laver le linge sale. J’y ai cru à Hitler. On
nous avait bien martelés <st1:personname productid="la cervelle. J" w:st="on">la
 cervelle. J</st1:personname>’ai appris pendant mes cours de rééducation
politique l’importance du travail. Dans les camps, on ne mord pas la main qui
vous nourrit. La république démocratique Allemande&nbsp;? J’ai participé au
jeu. Heureusement qu’on ne nous a pas totalement volé notre révolution, même
si, aujourd’hui, c’est pire qu’avant. J’enterre mes amis. Et voilà qu'apparaît
ma famille naturelle.&nbsp;Je dois apprendre à accepter la mort.<o:p>&nbsp;</o:p></p>

<p class="MsoBodyText">La dégradation est en marche. Son corps fatigué pose deux valises.
Kurt est proche de <st1:personname productid="la fin. Le" w:st="on">la fin. Le</st1:personname>
ciel annonce une belle journée d’été. C’est une journée à flâner le long de
l’Ester, bavarder avec le pasteur Frantz. Ils auraient pu parler de la
révolution pacifique, des manifestations lumineuses de l’hiver 1989, de la
conscience collective des peuples… Il rêve d...]]></content:encoded>
</item>

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